SOCIÉTÉ

ARCHÉOLOGIQUE

1834 

                                                                        

SCIENTIFIQUE

ET LITTÉRAIRE

1859

BÉZIERS

 

 

HISTORIQUE DE LA SOCIÉTÉ

par feu le Président Jean-Denis Bergasse †

 

 

 

Comme nombre de sociétés savantes, elle fut créée après 1830 sous l'égide du ministre Guizot, A. Thierry, A. de Caumont, en 1834 autour du bâtonnier J. Azaïs et du bibliothécaire Boudard. Elle prolongea ainsi l'oeuvre de l'Académie royale des Sciences et Belles-Lettres qui, dès 1723, avait instruit la cité en profitant de correspondants extérieurs parfois remarquables.

En 1859, elle élargit son champ d'intérêt en devenant aussi scientifique et littéraire, allongeant ainsi sa dénomination. Ses travaux de plus en plus affinés, en son bulletin annuel, lui valurent d'être très remarquée et d'obtenir la protection de quelques membres distingués, tels les académiciens Viennet et Flourens. Dès 1874, elle fut Reconnue d'Utilité Publique, soit 10 ans avant l'Académie de Montpellier et 14 ans avant sa Société Archéologique.

Elle est aujourd'hui la société la plus anciennement honorée du département, et compte quelque 300 membres grâce à l'impulsion que lui a donnée à partir de 1990 le président J.-D. Bergasse†, et dont le président H. Barthès poursuit et développe l'action aujourd'hui.

 

Le concours poétique créé en 1838 par la Société Archéologique, lors de l'inauguration de la statue de Paul Riquet

 

 

 

 

Jacques Azaïs (1778-1856),

 fondateur de la Société Archéologique  en 1834

 (cliché B. Rivière)

 

 

 

 

      Elle fonda également en 1859, en l'Hôtel de Ville, le Musée des Beaux-Arts.

          A partir de 1903, par la volonté testamentaire de Fabrégat, deux fois maire de Béziers et longtemps vice-président de la compagnie, ce musée fut transféré en sa demeure qu'il offrit à la ville (actuel musée rue Fabrégat).

Depuis 1986, grâce à la volonté d'un autre bienfaiteur, le Dr L. Bergé, elle siège dans son hôtel, légué généreusement à la ville aux fins notamment d'un musée des arts décoratifs. C'est dans les salons du rez-de-chaussée qu'elle accueille tous les jeudis les membres et les chercheurs étrangers et qu'ont lieu les causeries.

 

 

       

 

 

 

    

 

 

Extrait du 1° bulletin de la Société

Son rôle est important dans la cité. Dès 1838, elle permit l'érection de la statue de Riquet, due à David d'Angers, monument qui promulgua le développement de ces lieux majeurs de la cité que sont les fameuses Allées, la Citadelle et le Plateau des Poètes. Plus récemment elle est à l'origine du rapatriement du Génie Latin du sculpteur biterrois Magrou, venu du Palais royal.

Grâce à ses dons et dépôts, elle a été à l'origine de tous les musées: celui de l'Hotel de Ville (1859), celui lapidaire dans le cloître de la cathédrale Saint Nazaire (1867), celui des Beaux-Arts (1903), celui du Vieux Biterrois (1935), enfin celui récent de l'ancienne caserne Saint-Jacques (1989).

Ses collections sont dans ce vaste bâtiment militaire du XVII° siècle, construit sur les plans de d' Aviler. La Société Archéologique veille sur elles, fidèle à la mission qui fut la sienne, son président ayant été aussi, après 1950, conservateur du musée du Vieux Biterrois.

   Son rayonnement se mesure aussi par les liens, parfois d'origine, avec de nombreuses sociétés correspondantes en France et à l'étranger.

 

Auguste Fabrégat (1804-1879)

Historien, maire de Béziers et vice-président de la Compagnie

 

Jardins de l'Hôtel Bergé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Dès 1835, la Compagnie se soude en demandant à David d'Angers la statue de Riquet, inaugurée triomphalement en 1838; fête immortalisée par la lithographie de V. Adam ci-dessus (Coll. de la S.A.)

 

 

 

 

 

 

 

 

Béziers au début du XIX° s. (tableau du Musée des Beaux-Arts de Béziers). La flèche situe l'Hôtel Bergé, siège actuel de la Société Archéologique